Georges ROHNER 1913-2000

Georges ROHNER 1913-2000

3 200,00 €

La Palette ; autoportrait

Huile sur toile

Signée en bas à droite

27 x 22 cm

cadre ancien comportant quelques manques, notamment en bas à droite

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The Palette ; self-portrait

Oil on canvas

Signed lower right

27 × 22 cm

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Né à Paris en 1913, Georges Rohner fréquente très tôt les salles du musée du Louvre avant d'intégrer l’École des beaux-arts en 1930 comme élève libre dans l’atelier de Lucien Simon (1861-1945). Il expose pour la première fois au Salon des Indépendants et au Salon des Tuileries en 1934. La même année, l’exposition du musée de l’Orangerie intitulée Les Peintres de la réalité en France au XVIIe siècle marque les jeunes peintres qui gravitent autour de lui. C’est à leurs côtés qu’en 1935 il participe à la première exposition du groupe Forces Nouvelles organisée à la galerie Billiet-Vorms à Paris. Ce groupe, créé à l’initiative du critique Henri Hérault, rassemble d’anciens camarades des beaux-arts que sont Henri Jannot, Robert Humblot ou encore Jacques Despierre mais aussi d’autres artistes tels que Pierre Tal-Coat ou Jean Lasne.

Forces Nouvelles prône un retour au dessin, à la ligne, et à la représentation rigoureuse et classique de la réalité. Georges Rohner, qui se définit comme un peintre classique admirant Jean-Auguste-Dominique Ingres et Philippe de Champaigne, est l’une des figures de proue du groupe et participe à ses quatre expositions entre 1935 et 1941. Il désapprouve la déformation systématique du motif à laquelle il préfère une certaine géométrisation de la composition recourant à des cadrages parfois audacieux.

Le tableau de petit format que nous présentons s’apparente à un autoportrait. La main tenant la palette y est représentée grandeur nature. Il peut être rapproché de l’autoportrait de 1942 conservé au Centre Pompidou où la main gauche de l’artiste tient un crayon. Les tonalités assourdies et le jeu de clair-obscur venant isoler la forme sont caractéristiques de la peinture de l’artiste. Les mains dessinées par Georges Rohner ont quelque chose de particulièrement reconnaissable notamment dans le traitement de l’ongle cerné de brun. 

 

Born in Paris in 1913, Georges Rohner visited the galleries of the Louvre from an early age before entering the École des Beaux-Arts in 1930 as a free student in Lucien Simon’s studio (1861–1945). He first exhibited at the Salon des Indépendants and the Salon des Tuileries in 1934. That same year, the Orangerie Museum exhibition The Painters of Reality in France in the Seventeenth Century made a strong impression on the young painters around him. Alongside them, in 1935, he took part in the first exhibition of the Forces Nouvelles group, organised at Galerie Billiet-Vorms in Paris. Founded on the initiative of the critic Henri Hérault, the group brought together former Beaux-Arts classmates such as Henri Jannot, Robert Humblot and Jacques Despierre, as well as artists including Pierre Tal-Coat and Jean Lasne.

Forces Nouvelles advocated a return to drawing, line and a rigorous, classical representation of reality. Georges Rohner, who defined himself as a classical painter and admired Jean-Auguste-Dominique Ingres and Philippe de Champaigne, was one of the leading figures of the group and took part in its four exhibitions between 1935 and 1941. He rejected systematic deformation of the motif, preferring a certain geometrisation of the composition, sometimes using daring framing.

The small-format painting presented here resembles a self-portrait. The hand holding the palette is represented life-size. It may be compared with the 1942 self-portrait preserved at the Centre Pompidou, in which the artist’s left hand holds a pencil. Muted tones and the interplay of light and shadow isolating the form are characteristic of the artist’s painting. The hands drawn by Georges Rohner are particularly recognisable, notably in the treatment of the nail outlined in brown.