Jacqueline BENOÎT 1925-2012

Jacqueline BENOÎT 1925-2012
Bouquet de mariée, c.1982
Huile sur toile marrouflée sur carton
Signée en bas à droite
14,5 x 11 cm
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Bridal bouquet, c.1982
Oil on canvas on cardboard
Signed lower right
14,5 × 11 cm
Née en 1925 à Paris, Jacqueline Benoît manifeste dès l’enfance un goût pour la peinture. Elle s’initie d’abord à la gouache avant de pratiquer la peinture à l’huile à partir des années 1950. Dès lors, elle consacre sa vie à la peinture, recluse dans sa chambre-atelier d’Orléans. Elle participe au Salon d’Automne et, à partir de 1964, au Salon Comparaisons mais aussi à plusieurs expositions dans des musées dédiés à l’art naïf en France, en Suisse et aux États-Unis. Son œuvre, certes plus tardive, s’inscrit dans la lignée du Douanier Rousseau, Séraphine de Senlis et de Balthus.
Sa rencontre avec l’écrivain franco-italien Joseph-Marie Lo Duca en 1964 participe à la diffusion de son œuvre puisqu’il l’introduit auprès du théoricien de l’art naïf, Anatole Jakovsky (1907-1983). Critique d’art et collectionneur, ce dernier est à l’origine de la donation qui a engendré la création du Musée international d’art naïf de Nice inauguré en 1982 et dont le fonds se compose entre autres d’oeuvres d’Henri Rousseau, Séraphine de Senlis, André Bauchant et Louis Vivin. Le Musée d’art naïf et d’arts singuliers de Laval, qui conserve également des œuvres de l’artiste, lui consacre une exposition monographique en 1975.
Influencé par la peinture primitive italienne, l’art de Jacqueline Benoît est mystérieux, voilé. La solitude est un sujet que l’artiste explore de manière récurrente. Ses compositions dévoilent l’intimité de jeunes femmes mélancoliques à qui l’amour apparaît comme une illusion. Dotée d’une grande imagination, elle représente tant des scènes de la vie quotidienne que des scènes religieuses comme le mariage et ce la plupart du temps dans des paysages verdoyants et luxuriants.
Le tableau que nous présentons représente un bouquet de mariée qui semble préparer un tableau de plus grand format (ill.2&3). Son format et le traitement délicat des fleurs lui confèrent une grande sensibilité. La rose rose évoque la tendresse et la pureté de la future mariée et le lys blanc symbolise l’innocence.
ill.1 Jacqueline Benoît, Anatole Jacovsky, hst, Nice, Musée d’art naïf Anatole Jacovsky. - ill.2 Jacqueline Benoît, Bouquet de mariée, 1982, hst, 30 x 24 cm, coll. part. - ill.3 Jacqueline Benoît, Sans titre, 1982, hst, 41 x 33 cm, coll. part.
Born in Paris in 1925, Jacqueline Benoît showed a taste for painting from childhood. She first taught herself gouache before turning to oil painting in the 1950s. From then on, she devoted her life to painting, living in seclusion in her studio-bedroom in Orléans. She participated in the Salon d’Automne and, from 1964, in the Salon Comparaisons, as well as in several exhibitions in museums devoted to naïve art in France, Switzerland and the United States. Although relatively late in date, her work belongs to the lineage of the Douanier Rousseau, Séraphine de Senlis and Balthus. Her meeting with the Franco-Italian writer Joseph-Marie Lo Duca in 1964 contributed to the dissemination of her work, as he introduced her to the theorist of naïve art, Anatole Jakovsky (1907–1983) (fig. 1). An art critic and collector, Jakovsky was responsible for the donation that led to the creation of the Musée International d’Art Naïf de Nice, inaugurated in 1982, whose holdings include works by Henri Rousseau, Séraphine de Senlis, André Bauchant and Louis Vivin. The Musée d’Art Naïf et d’Arts Singuliers in Laval, which also holds works by the artist, devoted a monographic exhibition to her in 1975.
Influenced by Italian Primitivist painting, Jacqueline Benoît’s art is mysterious and veiled. Solitude is a recurring subject. Her compositions reveal the intimacy of melancholy young women for whom love appears as an illusion. Endowed with a vivid imagination, she depicted both scenes of everyday life and religious subjects such as marriage, most often set within lush, verdant landscapes.
The painting presented here depicts a bridal bouquet and appears to have been preparatory for a larger-format work (fig. 2). Its small format and delicate treatment of the flowers give it great sensitivity. The choice of the pink rose evokes the tenderness and purity of the future bride, while the white lily symbolises innocence. The same flowers appear in another painting depicting a similar bouquet (fig. 3).